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Le tiroir suivi de l’armoire
Comédie
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Emanuelle delle Piane a vécu des
années à La Chaux-de-Fonds, ville de la chaîne jurassienne suisse qui est aussi
depuis des années le siège du Théâtre populaire romand. J'ai fait sa
connaissance en 1990, en tant que photographe de la onzième Biennale, consacrée
au théâtre de l'Afrique noire francophone. (...)
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Sa curiosité d'esprit, son invention
jaillissante faisaient merveille en reportage. Elle était relayée, stimulée par
un écrivain zaïrois, Pius Nkashama Ngandu, qui frappait jour et nuit textes
descriptifs et interviews. Elle captait quant à elle des palpitations, des
attitudes, des liens assez secrets, elle savait en imaginer des développements
attractifs. |
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C’est comme ça, les mères, qu’est-ce
que tu veux. Quand on les a, elles nous désespèrent; quand on ne les a plus,
elles nous manquent. Je t’en parle en connaissance de cause. Ça fait partie
de…je ne sais pas, moi, d’une espèce de loi génétique logique, peut-être.
Emanuelle delle Piane
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Canevas Editeur Frasne/St-Imier |
Son goût très vif de la comédie se
mit ensuite au service de la télévision, du cinéma, et particulièrement du
scénario, qu'elle étudia, puis enseigna en Sorbonne. Bientôt médiatisée, de
Paris à Genève et retour, elle s'imposait. Mais aussi, il lui était imposé les
procédés de fabrication codifiés par les faiseurs, sacralisés par l'audimat. Sa
sensibilité résistait. Elle ne s'arrêtait pas à la superficie des thèmes, elle
donnait de l'épaisseur aux personnages, elle creusait avec une férocité lucide
dans leur intériorité. Et c'est dans l'écriture, poésie, roman, théâtre que le
talent d'Emanuelle delle Piane s'épanouit ces derniers temps. (...)
Préface de Charles Joris
(extraits)
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