Journal de Ste-Croix
CINÉ-CLUB
Apothéose d'une belle saison |
Le mardi 25 mai
1993, le Comité des Amis du Cinéma, sous la présidence de M. Denis
Flageolet, invitait gracieusement autorités et population à une somptueuse
rétrospective des créations cinématographiques d'Emanuelle
delle Piane et Alain Margot, enfant de Sainte-Croix.
9 juin 1993 |
| Composée de
courts et moyens métrages projetés aIternativement en 16 mm, le programme
étoffa ainsi une belle soirée de printemps, à l'intérieur comme à
l’extérieur des murs du Royal.
Or, le beau temps ne retint pas la population
venue, nombreuse et chaleureuse, répondre à l'invitation ainsi lancée. Et
elle n'eut pas tort, tant elle fut comblée par le talent et la verve des
créateurs, dont seul Alain Margot était présent, Emanuelle delle Piane étant
retenue par d'autres obligations.
En effet, à eux deux, si parfaitement complémentaires, c'est par un
véritable festival d'idées-flashes, de gags, de suggestions, d'images tilts,
qu'ils matraquent le spectateur.
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Et c'est si bon,
qu'on en redemande.
Rare, dans notre production nationale, une telle vivacité artistique, une
verve de ton si aiguë, un maniement si souple et si rapide de la caméra; on
voudrait même retenir le rythme de “Dossier 137” filmé pourtant au ralenti.
Les auteurs s'en servent et ne s'en privent pas.
Tenu principalement par Alain, l’œil magique devient
tout à tour prolongement du crayon citée la plume, palette et pinceau,
ciseau de sculpteur.
Doit-on regretter, ici, que
les cinéastes ne passent pas tous par les Beaux-Arts ? La plume entre les
doigts d'Emanuelle se veut légère, incisive, parfois acérée.
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Elle est
constamment aérienne et percutante.
Le jeu des acteurs ne peut que prolonger habilement celui
des auteurs, puisque par jeu, ou faute de moyens suffisants, Alain et
Emanuelle sont à la fois derrière et devant la caméra, et quand il faut des
figurants, merci les parents, merci les amis, ils répondent tous présents,
prenant leur tâche à coeur, avec le maximum de naturel.
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