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La fée verte... |
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 Le nord Vaudois, 1989 |
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Le théâtre de l'Echandole à
Yverdon propose aujourd'hui jeudi à 20 h 30, une soirée cinéma avec Alain
Margot et Emanuelle delle Piane.
Emanuelle delle Piane
est Chaux-de-Fonnière, Alain Margot vient de Sainte-Croix et a une formation
en beaux-arts. Ils ont tous deux fait de la photo et, si lui préfère
l'image, elle, possède le don littéraire.
En toute complémentarité et
passant en alternance devant et derrière la caméra, à eux seuls, ils ont
réalisé trois filins courts-métrages «Cerise», «Petit-Blanc» et surtout «Fée
verte», fiction de 40 minutes filmée dans le Val-de-Travers, dans le Jura et
à Sainte-Croix.
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Alain Margot et Emanuelle delle Piane présentent ce soir à
l'Echandole leur fameux court-métrage consacré à la «Fée verte»... |
SOURCE D'INSPIRATION
La «Fée verte» ou plus
communément «l'absinthe» a longtemps été source d'inspiration dans les
milieux artistiques de la fin du siècle passé. Accusée notamment d'engendrer
la jolie chez celui qui la consomme, elle fut interdite en Suisse dès 1907.
Mais, n'en déplaise à certains, elle semble sévir encore...
EXPOSITION
Une exposition de photos est
également visible à l'Echandole durant cette soirée. Deux jeunes
cinéastes-acteurs à découvrir absolument; en plus l'entrée est libre. (c)
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Suivez la fée
Etonnant moyen-métrage sur l'absinthe |
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Sûr qu'ils ne
sont pas nombreux à l'avoir croisée, la fée verte de la légende ou celle
proscrite en début de siècle. Chacune aisément réparable puisque deux
cinéastes l'ont capturée dans leur objectif. Emanuelle
delle Piane et Alain Margot projetaient ce moyen-métrage de fiction
et deux autres cours-métrages hier soir au centre de culture abc.
Emanuelle delle Piane est Chaux-de-Fonnière et
Alain Margot vient de Sainte-Croix. Il a une formation en beaux-arts, ils
ont tous deux fait de la photo et si lui préfère l'image, elle possède le
don littéraire. En toute complémentarité et passant en alternance devant et
derrière la caméra, à eux seuls, ils ont réalisé ces trois films. |
On peut leur tirer
le chapeau bien bas. Alain Margot concède les maladresses inhérentes aux
débutants et aux petits moyens techniques et financiers. C'est surtout pour
leur plaisir qu'ils ont tenté cette aventure. Les courts-métrages
«Cerise»
et «Petit Blanc» (voir page Grand Ecran du 10 février) ont déjà des
qualités. L'envergure est différente avec «La fée verte», fiction de 40
minutes bien documentée et amusante. Si Alain Margot, interprétant un
photographe atteint «d'absinthite» tombe dans la folie décrite par les
défenseurs de l'interdiction. Emanuelle devient la fée, celle qui en robe
verte et portant bouquet d'absinthe hante les bois et les rêves; mais elle
est aussi celle qui distille clandestinement. |
L'histoire est
amusante, assez bien menée, filmée dans le Val-de-Travers, dans le Jura et à
Sainte-Croix. Beaucoup de souvenirs par les affiches, une distillerie - très
officielle et française - des bouteilles, des verres pleins... De l'aide
pratique pour la figuration, les décors, les objets prêtés et un soutien
financier espéré de la LIM et du DIP. Mauler a déjà fait son geste. Aux
dires d'un spécialiste, P.-A. Delachaux, c'est la première fiction tournée
sur ce thème. Comme elle emmène finalement son protagoniste à l'Art brut,
pour exposer les dessins de ses fantasmes - fin du récit - la cause s'en
trouve anoblie. Une projection sera certainement organisée au Val-de-Travers
prochainement.
(ib) |
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